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La République démocratique du Congo (RDC) a décidé de prendre en compte les désidératas de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dans les concessions tarifaires à considérer dans le cadre de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF).

L’information a été rendue publique le mardi 8 septembre 2020 par le Directeur Général ai. des Douanes et Accises (DGDA), Monsieur J.B. Nkongolo Kabila.
C’était à l’occasion de la clôture des travaux de révision et de finalisation des concessions tarifaires de la RDC dans le cadre de la ZLECAF auxquels ont pris part les délégués de la FEC, des ministères des Finances, du Commerce extérieur et ceux de l’Industrie.

Ces travaux s’inscrivent dans la droite ligne de la phase opérationnelle de la zone de libre-échange continentale africaine, lancée formellement le 7 juillet 2019 à Niamey (Niger), par les chefs d’Etats et de gouvernements africains.

« La question inscrite à l’ordre du jour a été examinée en profondeur. Il en est ressorti un projet amendé des offres tarifaires de la RDC en SH 2012, lequel sera soumis à la Commission de l’Union africaine après sa transposition en SH 2017 avec notamment, l’appui technique des partenaires extérieurs », a déclaré Monsieur le Directeur Général ai de la DGDA, Jean-Baptiste Nkongolo Kabila Mutshi.

Monsieur le DG précise que les amendements apportés dans ces concessions tarifaires vont plus dans le sens de la sauvegarde et du soutien de la production nationale.
En somme, pense le directeur général de la DGDA, ces amendements ont fait passer certains produits de la catégorie de produits à libéraliser à celle des produits d’exclusion.

Parmi ces produits, l’on signale notamment le clinker, les huiles de palme, les produits de beauté de maquillage ou pour la peau et les acides sulfuriques et hydroxydes de sodium.
Et du fait de ce mouvement, d’autres produits ont fait un mouvement inverse en changeant de catégories afin de garder intact l’équilibre et le nombre de lignes tarifaires dans les différentes listes déjà validées.

Dans l’optique de lutter contre la fraude inhérente à la participation à une zone de libre-échange, la DGDA prendra les dispositions nécessaires pour former son personnel et le secteur privé sur les règles d’origine et le tarif préférentiel de la ZLECAF.

Il faut noter que le souhait des Chefs d’Etats africains est de faire de la ZLECAF qui se pointe à l’horizon, une initiative ayant pour ambition de « supprimer les obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce intra-africa et d’intégrer les marchés de tous les 55 Etats africains dans une même zone d’échanges préférentiels, en vue de promouvoir le commerce et de booster le développement socio-économique de l’Afrique ».

La zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA, ZLEC ou Zlecaf), rappelons-le, est un projet en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des États sahélo-sahariens.
L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des 55 États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange.

 

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